A l’occasion de la visite du SG de l’ONU au Tchad, BanKi Moon, le président Tchadien présente officiellement ses condoleances à RFI suite à l’assassinat de Gislaine Dupont et Claude Verlon au Mali. Bien!

Il affirme qu’un Etat sans la presse est comme un corps sans âme. parfaitement contente qu’un homme d’Etat reconnaisse l’importance de la presse.  Mais cette déclaration  laisse perplexe plus d’un Tchadien. Car, cette année, les journalistes tchadiens n’ont pas eu de repis. Eric Topona, Avenir de la Tiré, Jean Laoukolé et Samory Ngaradoumbé ont tous fait un tour en prison parce qu’ils ont essayé de faire leur travail. Cela n’est pas tout. Bien avant eux, beaucoup de journalistes vivent cachés car ils sont persecutés, leur domicile pillé, leur redaction saccagée.

Nous savons tous comment les gens ce sont mobilisés pour qu’ils retrouvent la liberté. Mais cela n’a pas été facile. Comment comprendre cela? la question reste toujours sans reponse. Deby va plus loin. il reconnait qu’exercer le métier de journaliste est dangereux. Mais que fait-il pour proteger les journalistes Tchadiens? puisque les journalistes sont interpellés et arrêtés au bon gré de certaines personnes en mal de popularité positive. Pourquoi ne pas revoir certaines disposition de la loi sur la presse pour permettre aux journalistes de faire leur travail en sécurité? pourquoi attendre que des journalistes soient tués pour reconnaitre l’importance du travail d’un journaliste?

Il faut que la pérsecution des journalistes tchadiens cesse. Si Déby est convaincu de sa déclaration, les médias doivent attendre plus qu’une déclaration. Il faut dépenaliser les délits de presse, faciler l’accés à l’information et encourager les journalistes à être plus prefessionnel.

les journalistes tchadiens attendent plus que la reconnaissance de l’importance de leur travail.