les échecs, ce n’est jamais nous, les échecs, c’est de la faute des autres. c’est l’exemple type que Deby nous donne à travers sa sortie médiatique remarquable en juin dernier.

Dans notre vie de chaque jour, les échecs, les erreurs, les irresponsabilités, ce n’est jamais de notre faute, il y a toujours quelqu’un que nous arrivons à condamner pour nos échecs.
Nos échecs, c’est de la faute des autres. Les parents trouvent un responsable pour les échecs de leurs enfants. Les responsables politiques justifient leurs échecs en trouvant des responsables autres qu’eux-mêmes ou leur système de gouvernance. Les hommes et les femmes, chaque personne, à un certain niveau de sa vie, cherche à trouver un coupable pour ses fautes et manquements.

Même les jeunes ne sont pas du restent. Beaucoup trouvent aussi des coupables à leurs échecs. On a l’impression que le mal, ce sont les autres, jamais nous-même. ce n’est jamais nous le problème, c’est de la faute des autres.

ce n'est jamais de notre faute, c'est de la faute des autres
photo DR

Nous aimons tenir pour responsables de nos irresponsabilités d’autres personnes autour de nous sans pour autant faire notre exercice de conscience.

 

c’est ce que nous démontre le président Idriss Deby itno dans les médias en fin juin 2017 lorsqu’il a accordé un interview aux médias français. pour lui, tout le problème du Tchad, c’est de la faute de la France.

L’éternité du pouvoir du Régime de Déby, c’est la faute de la France

« un avocat français dont j’ignore le nom est venu modifier la constitution de l’Etat tchadien pour que je reste président pour plusieurs mandat », affirmait Déby, car pour lui, si cela ne dépendait que de sa volonté, il était pour l’alternance. pourtant, même après avoir laissé le soit disant français tripatouiller la constitution tchadienne, les urnes ne l’ont pas déclaré gagnant aux élections présidentielles. ça aussi, ce n’est pas de sa faute, nous dira-t-il. c’est de la faute des autres.

la négociation pour l’exploitation du pétrole, ce n’est pas de ça faute non plus, c’est de la faute des autres.

Le président Déby, pressé de jouir de l’argent du pétrole Tchadien n’a pas laissé le temps aux techniciens en la matières de négocier des termes des contrats avec les consortiums de sorte à avoir des meilleurs conditions d’exploitation, de gestion des déchets, et des politiques sociales adéquates pour les populations vivant dans les régions productrices. ça aussi, c’est de la faute de ses ministre de pétrole. ce n’est jamais de sa faute, c’est de la faute des autres.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/25/idriss-deby-le-tchad-ne-peut-pas-continuer-a-etre-partout-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme_5150792_3212.html

le Détournement et la corruption, ce sont aussi les autres, pas lui

en 2015, le président Déby a fait une sortie spectaculaire d pour faire sa déclaration le détournement des biens de l’Etat ainsi que la corruption, il accuse les hauts cadre d’être les responsables de détournements des deniers publics ainsi que des instigateurs de la corruption. mais ne dit-on pas que le poisson pourrit par la tête? sinon, comment comprendre que certains ministres soient traînes en justice pour corruption alors que ceux qui avaient la responsabilité des grands travaux et qui ont détourné aux profits du sultan ne soient jamais inquiétés.  On dirait que le détournement est normal pour les uns et c’est une faute pour les autres.

Dans la couple, les échecs c’est aussi de la faute de l’autre conjoint

Les couples se jettent des responsabilités l’un sur l’autre lorsqu’il y a un échec dans la réalisation des projets ou bien dans l’éducation des enfants. Cela crée des tensions. Chez nous en Afrique, plus précisément au Tchad, le mérite de la réussite d’un enfant est récupéré très vite par le père qui n’hésite pas à s’en orgueil comme étant l’auteur incontesté de la réussite de son enfant. le père n’hésite pas à dire que c’est son enfant (comme si l’enfant n’avait pas de mère).

la responsabilité c'est toujours l'autre, c'est de la faute des autres
Mais quand un enfant connait un échec scolaire ou n’arrive pas à réussir sa vie, c’est automatiquement sa mère qui est accusée d’être à la cause de cet échec. Le père préfère même parler de lui comme s’il est seulement l’enfant de sa mère (regarde ton enfant là, il a encore fait ceci, ou fait cela).

Pour les jeunes, leurs échecs, c’est de la faute de l’Etat

ce n’est jamais de notre faute, c’est de la faute des autres. Et le pire dans cette façon de faire, c’est lorsque les parents investissent énormément dans l’éducation et la formation de leurs enfants. Mais que ces jeunes, à la fin de leur formation, au lieu de chercher à se faire une place dans le monde du travail, soit à travers les petits métiers, soit en entreprenant. Malheureusement,  ils passent leurs temps dans les débits de boissons ou devant les jeux à s’apitoyer sur leur sort et à tenir pour responsable l’Etat.