Rose Roassim

Tchad : des chiens pour réprimer les étudiants

Assemblée des étudiants après la publication du décret supprimant la bourse

 

Des chiens pour réprimer les étudiants,

Les étudiant Tchadiens en colère! Sacré Deby,  il commence vraiment à commettre de bourdes. Il fait lâcher des chiens pour réprimer les étudiants et les empêcher de revendiquer la restauration de la bourse, policiers et militaires sont désormais accompagnés  des chiens dans tous les recoins de la ville de N’Djaména.

Ce qui se passe ces jours-ci ressemble à la répression coloniale en Afrique du Sud telle que joué dans le film SARAFINA (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarafina_!). IDI ne devrait pas aller aussi loin et supprimer la bourse pour soit disant améliorer la situation économique du Tchad.

Je suis bien sidérée de voir un gouvernement traiter ainsi les jeunes, qui sont les garants des acquis du pays et les futurs dirigeants de ce pays. sinon, comment comprendre cette crise sociale qui sévit depuis plus de 4 mois au Tchad.
Les fonctionnaires n’ont pas de salaire, les institutions de l’états sont vidés de leurs ressources financières, les entreprises privés sont harcelées. Comment comprendre qu’il ne puisse pas avoir de l’argent dans le trésor publique alors que nous tchadiens savons bien que l’argent être correctement dans le trésor public.
Pour revenir à la question des étudiants, je ne sais pas quelle mouche à piqué Déby pour qu’il demande la suppression de la bourse des étudiants prétextant mettre à leur disposition une cantine et des bus pour le transport!
Et les documents, les abonnements dans les bibliothèque (puisque l’université n’en dispose pas une digne de ce non), les achats des livres scolaires, et les autres coûts liés aux recherche, qu’en fait-on?
Deby croit-il que pour former les cadres de demain, il suffit juste de les gaver avec du Haricot et les ramasser dans un bus pour qu’ils deviennent des hommes et des femmes accomplis?

Vous avez dit démocratie!

IDI aurait-il oublié qu’il a dit qu’il ne nous amené ni or, ni argent, mais la liberté. Et dans les libertés fondamentales, il existe bien le droit de dénoncer et de faire valoir ses droits.
c’est au nom de cette liberté que les étudiants manifestent pour réclamer le trait de la décision de supprimer la bourse. (https://tchadinfos.com/tchad/suppresion-de-bourse-manifestation-des-etudiants-a-ndjamena/)

Je ne comprend donc pas pourquoi, au lieu de négocier avec les étudiants et trouver une issue qui arrange tout le monde, le Président Déby et ses acolytes préfèrent, en plus des militaires, mettre des chiens à dispositions pour réprimer les étudiants.
Des chiens contre les étudiants! mais on vit dans quelle planète? ou sont passées les promesses de campagnes, le slogan « jeunes, fer de lance de la nation Tchadienne », « les priorités données aux femmes et aux jeunes »?

Touche pas à mes acquis ! Ni à mes indemnités, ni à ma bourse !

Des fonctionnaires tchadiens en sit-in à la bourse du travail pour revendiquer leur salaire
Vue des enseignantes: Ph. DR

  

Un droit est un Droit, La bourse des étudiants en est un!

Slogan des Etudiants lors des manifestations
Ph: DR

que ce soit les étudiants ou les fonctionnaires ou des retraités leurs acquis doivent être préservés

Nous n’avons pas besoin de voir des fonctionnaires de faire de sit-in pour avoir leur salaire et les retraités ne devraient pas non plus être réprimés par la police comme c’est le cas il y a un mois lorsqu’ils revendiquaient leur pension. Ils ont travaillé pour mériter tous ces droits. Le gouvernement n’a donc pas le droit de les en priver.

Qu’a fait le gouvernement des cotisation des retraités? ou sont passées les fonds du trésor publique?
l faut qu’on arrête de détruire le Tchad, Deby est ses acolytes doivent arrêter leur manœuvre de destruction.

Le étudiants ne sont pas des brigands pour qu’on puisse les réprimer avec des chiens!


Tchad : l’intronisation du sultan Déby, un non évènement

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L’intronisation du sultan Déby ou l’investiture d’un éternel Roi du Tchad, voilà ce que je peux dire de la journée du 08 Août 2016 au Tchad. En effet, les Tchadiens viennent de participer, une fois de plus, à la énième investiture d’ Idriss Déby Itno, ou plutôt à un renouvellement de l’intronisation dans le « sultanat Tchad ». Pourtant, c’est vraiment un non évènement pour la plupart des Tchadiens puisque ça ne changera rien à leur quotidien.
La « réélection » de Déby à la magistrature suprême suite à une mascarade électorale organisée n’était une surprise pour personne, même si l’on sait que le peuple avait choisi le changement.
Bon, comme c’est le passé, on oublie et on fait comme si de rien n’était et la vie continue.
Notre cher IDI, malgré toutes les galères que nous subissons sous son règne, n’a pas pitié de nous et continue sa mascarade économique pour le bon plaisir de son ventre et des ventres de ses acolytes.
Les fonctionnaires tchadiens, qui gagnaient déjà très mal, ne peuvent plus avoir leur salaire à la fin du mois. Il faut attendre 2 mois pour avoir un mois de salaire.
Parcourons un peu le speech du Président Déby lors de son « intronisation » : « En ce premier jour solennel du quinquennat, je voudrais réitérer mon ferme engagement et ma détermination sans faille à traduire dans le concret le contrat social qui a suscité votre espérance et votre adhésion ». De quel social parle-t-on quand on sait que moins de 20% de tchadiens mangent à leur faim, que la couverture sanitaire ne dépasse pas le seuil de 18% et que l’accès à l’eau potable demeure précaire ? Même si IDI affirme dans son discours que  » notre objectif de porter l’accès à l’eau potable de 53 à 83%, ainsi que le doublement des terres agricoles aménagées, trouvera sa première traduction budgétaire dès la Loi des Finances 2017 et il en sera ainsi chaque année! » je me demande bien sur quelle base il affirme que l’accès à l’eau potable est de 53%… Déby pense-t-il que le Tchad se résume à N’Djaména?
Comment peut-on être fier de diriger un pays dans lequel les crises sociales sont récurrentes et dans lequel l’accès aux services sociaux de base restent à désirer?
fonctionnaires tchadiens

Si j’étais Déby, je mettrais vraiment à profit ce mandat pour que les Tchadiens aient un niveau minimum de bien-être. Il a dit dans son discours qu’il allait  » améliorer le climat des affaires dans notre pays, grâce à des mesures fortes sur le plan juridique et judiciaire, destinées à rassurer et à sécuriser les investisseurs… « , il a également dit que « la promotion et la protection des droits de la femme, de tous les droits de la femme, seront au centre de mes préoccupations. La Femme tchadienne aura sa place dans tous les segments de la société nationale en commençant par l’accès à l’éducation. »
A la place de Déby, je commencerais par faire adopter le code des personnes et de la famille, je ferais participer les jeunes aux instances de décisions et je leur donnerais la possibilité d’entreprendre pour booster l’économie et promouvoir l’auto-emploi des jeunes.


Tchad:Hissène Habré Condamné à perpétuité

Hissène Habré, l’ancien président du Tchad vient d’être condamné à la réclusion à perpétuité aujourd’hui 30 mai 2016 par les Chambres africaines extraordinaires et condamné à Dakar. Il est reconnu coupable de graves crimes perpetrès entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été reconnu coupable de torture, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et notamment d’avoir lui-même violé une femme, etc.
Cette codamnation découle d’un combat de plusieurs décennies mené par les victimes. a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. « C’est une immense victoire pour les victimes de Hissène Habré qui ont lutté sans relâche depuis 25 ans pour le traduire en justice», a déclaré Reed Brody, conseiller juridique à Human Rights Watch qui travaille auprès des victimes depuis 1999. « Cette condamnation envoie un signal d’alarme aux tyrans leur rappelant que s’ils commettent des atrocités, ils ne seront jamais hors de portée de leurs victimes ».
Un résumé de la décision a été lue en audience par le Président de la Chambre, le juge burkinabé Gberdao Gustave Kam, qui était entouré de deux juges sénégalais. Le Procureur avait requis une peine de réclusion à perpétuité.
« J’attends ce jour depuis que je suis sorti de prison il y a plus de 25 ans », a déclaré Souleymane Guengueng, qui faillit mourir de mauvais traitements et de maladie dans les geôles de Habré, et qui a fondé l’Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH). « Aujourd’hui, je me sens dix fois plus grand que Hissène Habré. »

C’est la première fois que les tribunaux d’un État jugent l’ancien dirigeant d’un autre État pour des supposées violations des droits humains. Quatre-vingt-treize personnes ont témoigné au procès, la plupart d’entre elles ayant fait le voyage du Tchad au Sénégal pour y participer. Les survivants ont livré des témoignages bouleversants sur la torture, les viols, l’esclavage sexuel, les massacres et les destructions de villages.

La Cour a notamment condamné Hissène Habré pour des crimes de violence sexuelles, dont le crime de viol et le celui d’esclavage sexuel pour avoir fait des femmes d’esclaves sexuels de ses soldat.

La cour a également reconnu Hissène Habré coupable d’avoir lui-même violé Khadidja Hassan Zidane à quatre reprises. Les juges ont estimé que le témoignage de Hassan était crédible et corroboré par ce qu’elle avait raconté à ses codétenues.
Une deuxième série d’audiences se tiendra en juin ou juillet au sein des Chambres afin d’évaluer les dommages et intérêts à attribuer aux parties civiles et aux autres victimes.
Le procès de Hissène Habré souligne l’importance de la compétence universelle, a déclaré Human Rights Watch. Ce principe de droit international permet à des tribunaux nationaux de juger des crimes les plus graves même lorsqu’ils ont été commis à l’étranger, par un étranger, et contre des victimes étrangères.
Une victoire qui doit interpeller plus d’un chef d’Etat africain!


Présidentielles 2016 au Tchad: le peuple a voté pour l’alternance

Hier 10 avril 2016; les tchadiens ont voté pour l’alternance.
j’ai pris le temps d’observer les tchadiens pendant la campagne présidentielle et le jour du vote.
Et je suis convaincu que le peuple tchadien a décidé d’avoir l’alternance, le peuple a voté pour l’alternance.
Que ce soit pendant la campagne ou lors du vote, les tchadiens ont voté pour le changement.
Qu’on ne vienne pas me dire le contraire.
vote des militaires
Des militaires contraints de voter Déby.
Dans les casernes, le vote s’est déroulé sous surveillance. car, selon les jeunes militaires rencontrés dans le quartiers, leurs supérieurs les ont contraint de choisir Déby et tous ceux qui s’y sont opposé ont été bastonné et enfermé. Même scénario à Moussoro où réside une base militaire. là bas, il n’y a pas d’isoloire, on vote au vu et au su de tous.D’ailleurs, le candidat est d’avance choisi par les chefs et le votant ne fait que prendre et mettre dans l’urne avant d’aller tremper son doit dans l’encre. qu’on ne vienne pas me parler d’un vote transparent.

Mais le peuple a choisi le changement.
Même si les militaires n’avaient pas la possibilité de choisir un candidat de façon démocratique, le peuple lui, l’a fait. et le peuple a choisi l’alternance.
A N’Djaména ou beaucoup de jeunes se sont constitués en comité de vigilances, il a été relever après dépouillement dans plusieurs bureau de vote que Deby arrive en tête seulement dans le dépouillement3ème Arrondissement des 10 que compte la ville. au Sud du Tchad, ce sont les opposants Kebzabo, Laoukeï et Dadnadji qui arrivent en tête dans la plupart des bureau de vote. Même scénario à Nord du Tchad ou Dadnadji et Kebzabo arrivent en tête. Le candidat Déby occupe soit la 3ème soit la 4ème place.

Il ne peut pas dire qu’il a gagné, c’est le peuple qui a gagné et on doit reconnaître cette victoire du peuple. peut importe le candidat choisi, le peuple a voté pour l’alternance et la communauté internationale doit reconnaître cette victoire du peuple.
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Dieretou, figure de la jeunesse moderne d’Afrique

l'initiatrice de la campagne "guinéenne du 21ème siècle
Dieretou Diallo, La guinéenne moderne

Dieretou, la guinéenne du 21ème siècle, figure de la jeunesse moderne.
Ce mois de mars, nous avons parlé des femmes et de leurs combats, nous avons aussi vu des femmes marquer leur environnement, leur pays, ou tout simplement la vie de ceux qui sont autour d’elles.
Dieretou Diallo est l’une de ses jeunes femmes qui sont entrain de marquer leur génération.
Nous ne pourrions dons pas laisser finir le mois de mars, sans lui accorder la parole. car, les jeunes femms comme elles, par leurs actions, contribuent à changer la mentalité de leur société et contribuer au développement de leur pays et de celui de l’Afrique.C’est aussi le lieu de continuer à valoriser les actions des jeunes femmes qui font parler d’elles, non pas pour leur bon plaisir, mais pour des combats communs.
Je voudrais nommer et honorer ici la guinéenne du 21ème siècle Dieretou Diallo, qui, par son initiative « la guinéenne du 21ème siècle » qui a permis aux guinéennes de s’exprimer sur ce que représente « la Guinéenne moderne » à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme.https://www.bbc.com/afrique/region/2016/03/160310_guinea_women_campaign
Etudiante en journalisme et blogueuse, cette jeune fille de 23 ans, accessoirement activiste nous livre son monde en quelques phrase.
1- Racontez-nous votre enfance et le rêve de la petite fille qui guide vos pas aujourd’hui.
Enfant, j’étais une gamine qui restait collée à ses livres puis à son ordinateur. J’adorais lire des bandes-dessinées. Je rêvais d’être médecin comme ma mère mais plus j’avançais en classe puis le métier de journaliste s’est peu à peu imposé à moi comme une révélation, comme une vocation. Au lycée j’étais rédactrice en chef du journal de l’école, depuis je n’ai plus arrêté de chercher à devenir journaliste.

2- Pour vous, c’est quoi l’avantage d’être jeune fille intelligente et pleine d’ambition ?

Je pense qu’être intelligent est subjectif. Je ne sais pas si je suis intelligente, mais je suis une personne curieuse et avide de découvrir de nouvelles choses. Cela fait que je ne m’ennuie jamais parce que je trouve toujours des activités et des choses intéressantes à réaliser.
Par contre je suis ambitieuse, ça ce n’est pas un secret, tout mon entourage le sait (rires). Cela me permet de me fixer une haute barrière à atteindre et de faire en sorte de donner le maximum de moi-même pour arriver au but. Ce qui n’est pas sans conséquence ; je suis beaucoup trop exigeante avec moi-même et ne me pardonne que très rarement mes échecs.

3- Si on vous demandait de changer le monde, comment procéderiez-vous ?dieretou2
Oula (rires).

Grosse question, mais très sincèrement je pense que je commencerai par essayer de changer les petites choses, les petits détails, les mauvaises habitudes comme déverser des ordures dans les fossés collectifs, les gens qui urinent dehors, etc. Puis je m’attaquerai aux gros problèmes comme l’autosuffisance alimentaire, la pollution, etc.

4- Que pensez-vous de l’émancipation de la femme Africaine ?

Je pense que c’est quelque chose qui est imminent. On constate beaucoup de changements ces dernières années sur le continent. De plus en plus de femmes sont en train de prendre leur destin en main indépendamment d’un joug patriarcal. Il y a certes beaucoup à réaliser encore mais on est sur le bon chemin.
5- Quel est votre secret pour réussir ?

Je n’ai pas de secret mais je suis quelqu’un de très organisé et d’assez exigeant et je pense que c’est quelque chose qui m’aide beaucoup dans mes activités. Du haut de mes 23 ans, J’ai eu à gérer plusieurs équipes, parfois composées de personnes plus âgées que moi. Si j’y suis parvenue c’est parce que j’aime que chaque tache soit gérée de façon optimale, j’ai horreur de la pagaille surtout sur le plan professionnel. Organiser les choses au millimètre près nous permet de gagner du temps, et de mieux nous adapter aux imprévus.

6- Votre plus grande déception et votre plus grand espoir

Ma plus grande déception, je pense que c’est d’avoir perdu mon père. C’est quelque chose dont je ne guérirai jamais. Je pense que mon plus grand espoir c’est que la Guinée enclenche enfin une croissance économique à 2 chiffres et durable et que nous soyons un pays émergent.

Souhaitons une brillante carrière à notre jeune Dieretou et surtout qu’elle sache garder le sourire dans les moments difficiles.


Francophonie:Libre ensemble! c’est Mondoblog.

l'équipe qui prédit l'avenir au bord de la mer.
La folie de rencontrer des passionnés de l’art et de l’écriture.

« Libre ensemble », c’est exactement ce qu’est mondoblog

« Libre ensemble », c’est mon expérience de mondoblogueuse!

Toute une semaine, il était question de la Francophonie avec le slogan « libre ensemble ».

Pour moi, être libre ensemble, c’est Mondoblog.

Vivre ensemble dans le respect de la liberté et de la diversité, c’est ma rencontre avec des jeunes de diverses cultures, de différente race et de religion différente, grâce à Mondoblog.

Nous étions différents les uns des autres, venus des divers horizons , Mais unis par une même passion: l’écriture!

les différences d'âge, de peau et de culture nous permettent être libre ensemble.
Ma binôme, pour qui je garde un beau souvenir!

je me sentais à ma place parmi des blancs et des noirs et des arabes. on était lié par une chose, l’amour de l’écriture et on était uni par une langue, le français.

Libre ensemble, c’est cette joie d’avoir partagé une chambre avec une jeune malgache ( Sophie Bella) talentueuse et très comique.

Libre ensemble, c’est le fait d’avoir une binôme française (Françoise Ramel-Flaguel) passionnée par les festivals du Sahara.

Libre ensemble, c’est cette joie que les mondoblogueurs partage en se rencontrant dans un pays pour mettre les nom sur les visages et apprendre les uns, davantage des autres.

Libre ensemble, ce sont les différences de nos cultures, de nos comportements et de nos pays qui se complète dans cette plateforme multiculturelle et multiforme.

à Mondoblog, nous sommes aussi des générations différentes, d’opinions diverses et de passions diversifiées. Mais c’est sûr que nos libertés et nos différences ne nous empêchent pas être ensemble.

Libre ensemble, c’est Mondoblog!

les Mondoblogueuses de la formation Dakar 2015
les Mondoblogueuses de la formation Dakar 2015

 


Femmes : en avant toutes !

Ce billet est un hommage à la femme battante !

En ce jour de commémoration internationale des droits des femmes, je voudrais rendre un hommage mérité à toutes les femmes qui sont pleinement actives dans leur pays, dans leur société, dans leur famille, et d’une façon plus générale, pleinement active et engagée pour l’humanité. « Si je devais changer le monde je le ferai en mettant l’accent sur l’éducation en général et celle de la junte féminine en particulier. L’éducation reste l’arme la plus puissante et la plus efficace pour l’apprentissage et pour la transmission des valeurs humaines et républicaines » cette parole, c’est celle d’une jeune Tchadienne, Nako Mamadjibeye. Je souhaite lui donner la parole parce que j’admire ses combats de chaque jour et surtout sa détermination à vouloir faire changer les choses dans son pays, le Tchad. A travers Nako Mamadjibeye, je veux rendre hommage à la jeune fille consciente et dévouée de chaque pays. Mais je veux aussi rappeler aux autres femmes que ce n’est pas l’âge qui compte dans le combat pour la liberté et la justice. Il faut de la volonté et du courage pour que ça marche.

Nako Mamadjibeye est une jeune fille de 21 ans, elle est intelligente et combative. Sa volonté et son courage lui donne l’avantage d’accéder à la maturité et à la responsabilité plus tôt que les autres filles du même âge. Elle est engagée et son action la fait grandir. Elève inspectrice des Impôts à l’école Nationale d’Administration et de Magistrature du Cameroun, étudiante en 4ème année de Sciences politiques à l’Université de Yaoundé, Mamadjibey Nako se lance très vite dans l’activisme et le leadership car elle estime que l’émancipation doit se vivre au quotidien. Selon elle, l’émancipation de la femme africaine, et plus particulièrement de la femme tchadienne, est une question de tous les jours.

Nako
La jeune icone de l’activisme au féminin du Tchad affirme qu’il ne sert à rien de voter des lois et de ratifier des traités s’ils ne sont pas appliqués. Elle a jeté un coup d’oeil sur la composition du gouvernement et des grandes institutions de la république du Tchad et s’est vite rendue compte de la sous représentativité des femmes, « jusque maintenant, aucune femme n’a dirigé le gouvernement au Tchad « .Quand est-ce que le Tchad verra plus de femmes engagées dans la politique, à des postes de décision ? Les femmes politiques pourraient représenter toutes les femmes du pays, elles pourraient écrire des lois qui les concerne, les faire voter et veiller à leur application… Mais aujourd’hui nous n’en sommes pas encore là !

Cette constatation interpelle d’abord les femmes elles mêmes. Nous les femmes, nous devons nous faire entendre et nous imposer. Nous devons réclamer le respect de nos droits. Nous devons participer aux vrais débats plutôt que de nous comporter en victime en s’attardant sur les pagnes et le traditionnel défilé de la semaine nationale de la femme tchadienne (Senafet) ! Nous avons de grands défis, le plus important, car il est à la base de toute émancipation, c’est de poursuivre nos études. C’est en poursuivant des études supérieures, à l’université, que nous serons armées pour faire face aux politiques. Autre combat essentiel, accéder à l’indépendance économique ! Des combats à mener, nous n’en manquons pas… Malheureusement, au lieu de mettre leur énergie dans de vrais débats, les femmes tchadiennes s’attachent au folklore de la Journée des droits des femmes… Cette analyse à laquelle je crois, c’est celle de beaucoup de femmes actives énergiques dont fait partie Mamadjibey Nako.

Notre jeune activiste pose de vraies questions, par exemple : combien de femmes tchadiennes sont des professeures d’université ? Ou encore, combien d’entre elles sont financièrement autonomes ? Mais aussi, combien de filles qui ont subi un viol ont le courage de dénoncer leurs bourreaux  ? Reçoivent elles des informations de la part de l’Etat pour savoir quelles démarches faire auprès des services de sécurité et de justice ? Toujours en cas de viol : sont-elles écoutées et reçoivent elles justice ? Pour Mlle Nako, le secret de la réussite pour faire avancer les choses réside dans l’effort et la ténacité. C’est grâce à cela et à la promotion de l’excellence (par le travail bien fait) que les femmes auront les moyens de se faire entendre, en dépit de toutes les difficultés. Elles gagneront en pouvoir.

Avide de connaissance, Mamadjibey Nako exprime sa déception de constater qu’il n’y a toujours pas de bibliothèques municipales au Tchad. Pour elle ce n’est pas une fatalité, c’est simplement un manque de volonté politique dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle. Tout le monde sait qu’on agit plus aisément et de façon plus efficace quand on est bien informé et quand on sait bien s’exprimer. Or cela passe par l’accès à la lecture, l’accès aux livres et aux documents divers. Si la population en général et les femmes en particulier avaient librement accès aux bibliothèques cela pourrait changer leur quotidien !

Autre déception pour Mamadjibey Nako : la présence massive d’étudiants tchadiens à l’étranger. Les jeunes quittent le pays, souvent ils partent à cause du chômage qui les attend au Tchad. C’est malheureux mais elle espère vraiment que les jeunes femmes diplômées auront pour ambition d’agir au Tchad pour faire bouger les lignes.
Elle espère vivre un jour dans un Tchad plus juste, plus égalitaire, sans machisme et sans impunité ; un Tchad prospère avec une jeunesse éduquée. Un espoir qui pourra devenir réalité grâce à l’effort et à la ténacité de toutes celles et tous ceux qui le veulent !  « J’espère bien vivre dans un Tchad où l’éthique et la déontologie ainsi que la bonne foi accompagnera chacun de nous ».
Un voeu irréalisable ? Femmes tchadiennes : rendez-vous pour faire le bilan dans quelques années ! Oui au courage, oui à l’éducation, oui à l’autonomie !

 

 


Tchad: On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité

Les Tchadiens sont fatigués de subir l’injustice et l’impunité.

On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité. Plus rien ne pourra arrêter cet élan de combat qui anime désormais la jeunesse. les jeunes tchadiens n’attendent plus la société civile, ni les défenseurs des droits humains, moins encore les organisations internationales pour venir revendiquer à leur place.Les jeunes tchadiens ont décidé de prendre en main leur vie, leur avenir, l’avenir de leur avenir.

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C’en est de trop, cette mascarade qui sévit au Tchad depuis plus de 4 décennies. Nous sommes fatigués de subir l’injustice et l’impunité.

– Tribalisme, violence, viol, vol, injustice, impunité, clientélisme, prise en otage des services publiques, etc. sont les maux qui régulent le quotidien des tchadiens.

salaire1- Travail: le travail est accordé à celui qui a un parent très haut placé même-ci ce candidat à l’emploi n’a aucune compétence. ce qui explique la médiocrité de l’administration au Tchad. Ceux qui ont le « privilège » d’être integrés à la fonction publique peinent à avoir leur salaire.

2- Concours et bourses internationales: les terroristes économiques qui gouvernent le Tchad, non contents de monopoliser les ressources du pays à leur profits, s’accaparent aussi des opportunités accordés aux autres tchadiens qui n’ont que leur savoir et savoir faire pour survivre. les bourses de coopérations et concours sont accordées d’office aux enfants des « touts puissants très hauts placés »

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3- La justice: chez moi, la justice est au service du pouvoir et du plus fort. si tu es pauvre, tu risques même de perdre le droit d’avoir une tombe au profit du plus riche qui normalement t’a offensé. c’est ce qui se passe avec le viol de cette fille qui n’a rien demandé de plus que  justice lui soit rendue. les enfants des pauvres restés dans les universités publiques tire le diable par la que pour pouvoir étudier.

tchad-manif5 – l’impunité: Chez nous au Tchad, si ton père est ministre, général, haut fonctionnaire, tu peux tout te permettre; arracher les bien d’autrui, insulter et tirer sur qui tu veux, circuler sur les voies publiques à ta guise sans le moindre respect du code de la route ni des autres usagers, violer les petites filles avec arrogance, tuer à cause d’un 500frs ou juste pour le plaisir d’entendre une détonation.

6- Violence: Dans mon pays, les forces de l’ordre sont là pour terroriser et brutaliser les citoyens. chaque jour, jeunes, vieillards, enfants, élèves, étudiants subissent des bavures policières et militaires. les manifestations pacifiques sont brutalement réprimander. On tire à balle réel sur les enfants sans défense, on brûle des étudiants, on massacres des aventuriers miniers, brefs, nous n’avons des forces policières et militaires que pour tuer et blesser, au moins des cas, ils arnaquent les populations.

On est fatigué de subir l’injustice et l’impunité!

bavure policière au tchad
bavure policière au tchad

Aujourd’hui, les jeunes du Tchad ne sont plus disposés à subir sans rien dire.le cas de cette petite fille violée par les enfants des ministres et généraux en poste n’est que la goutte d’eau de trop. les séries de manifestations qui commencent annoncent la fin d’une époque, le début du déclic.

les jeunes Tchadiens ne sont plus d’accord avec l’injustice, l’impunité, la gabegie, et toutes les bavures que leurs parents ont subit, qu’ils subissent et que les gens veulent que leurs enfants subissent aussi! On est fatigué de subir l’injustice et impunité.

Il faut que cela s’arrête, et le changement doit commencer maintenant!

 

 


Liberté économique des pays africains : où en sommes-nous ?

Ce 1er février, le think-tank américain Heritage Foundation et le Wall Street Journal ont sorti un classement des pays africains selon l’indice de liberté économique. L’île Maurice, le Botswana et le Cap Vert sont les économies africaines les plus libres en 2016.economie

Cet indice mesure depuis 1995 la liberté économique selon des critères tels que la protection des droits de propriété, la taille de l’Etat, la politique budgétaire et monétaire et la lutte contre la corruption.

Il classe les 178 pays étudiés cette année en cinq grandes catégories sur une échelle allant de 40 à 100 points : «libres» (80-100 points), « plutôt libres » (70-79,9  points), « modérément libres » (score 60-69,9  points),  « plutôt pas libres » (50-59,9 points) et « réprimant la liberté » (40-49,9 points).

Aucun pays africain ne se trouve dans la catégorie « libres ». Deux pays du continent se positionnent cependant dans la catégorie « plutôt libres ». Il s’agit de l’île Maurice, en première position à l’échelle africaine et au 15ème rang mondial. Avec un score de 74,7 points, ce pays de l’Océan indien devance même des pays industrialisés comme l’Allemagne et le Japon.

Le Botswana (30ème rang mondial avec un score 71,1 points) arrive en deuxième position en Afrique. Viennent ensuite le Cap Vert (57ème mondial), le Rwanda (71ème), le Ghana (72ème), les Seychelles (76ème), l’Afrique du Sud (80ème), la Namibie (81ème), le Maroc (85ème) et la Côte d’Ivoire (92ème).  Ces huit pays africains se trouvent dans la catégorie  « modérément libres ».

Parmi les pays étudiés, 31 pays africains se trouvent dans la catégorie  plutôt «pas libres», dont le Kenya, la Tunisie et la Tanzanie.
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Enfin, huit pays du continent se situent dans la catégorie des pays réprimant la liberté économique, dont l’Angola, le Tchad et le Zimbabwe.

Au plan mondial, l’étude constate que la liberté économique s’est accrue en dépit d’un contexte fait de difficultés non seulement économiques, mais aussi politiques et de défis tels que celui de la sécurité. Des progrès sont enregistrés dans 97 pays alors que 74 subissent un déclin.

Hongkong occupe la première place du podium au plan mondial, devant Singapour et la Nouvelle-Zélande. Viennent ensuite la Suisse, l’Australie, le Canada, le Chili, l’Irlande, l’Estonie et le Royaume-Uni.

Classement des pays africains étudiés :

1-Maurice (15è à l’échelle mondiale)

2-Botswana (30è)

3-Cap Vert (57è)

4-Rwanda (71è)

5-Ghana (72è)

6-Seychelles (76è)

7-Afrique du Sud (80è)

8-Namibie (81è)

9-Maroc (85è)

10-Côte d’Ivoire (92è)

11-Swaziland (94è)

12-Bénin (101è)

13-Ouganda (102è)

14-Burkina Faso (104è)

15-Gabon (105è)

16-Zambie (106è)

17-Tanzanie (110è)

18-Sénégal (111è)

19-Tunisie (114è)

20-Kenya (115è)

21-Nigeria (116è)

22-Gambie (119è)

23-Sao Tomé & Principe (120è)

24-Mali (121è)

25-Djibouti (124è)

26-Egypte (125è)

27-Mauritanie (128è)

28-Niger (129è)

29-Cameroun (130è)

30-Burundi (133è)

31-Togo (135è)

32-Guinée (136è)

33-Mozambique (139è)


Il y aura de plus en plus de chômeurs dans le monde

entrée fonction publique

La crise économique mondiale, qui s’est installée ces dernières années, ne va pas s’arrêter de sitôt. La chute du prix de pétrole, la réticence des bailleurs de fonds à financer des projets et la montée de l’insécurité, à cause des attentats terroristes, sont des maux qui affectent dangereusement l’économie mondiale. Malheureusement, ce sont les pays pauvres et émergents qui vont encore payer le lourd tribu.

Les taux de chômage élevés persistent à échelle mondiale. L’emploi précaire chronique continue d’affecter profondément le monde du travail. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), le nombre total de chômeurs devrait se situer à 197,1 millions, en 2015, et la prévision pour 2016 fait état d’une augmentation d’environ 2,3 millions de personnes pour atteindre les 199,4 millions. Il est probable que 1,1 million de sans-emplois viendront aggraver ces chiffres en 2017. C’est ce qui ressort de son rapport intitulé «Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2016».

Pour Guy Ryder, Directeur général de l’Organisation internationale du travail, «le net ralentissement observé dans les économies émergentes, conjugué à la chute brutale des prix des matières premières, a un effet considérable sur le monde du travail». Il estime que «beaucoup d’hommes et de femmes qui travaillent sont contraints d’accepter des emplois peu rémunérés, dans les économies émergentes comme dans les économies en développement et aussi, de plus en plus, dans les pays développés. Malgré un recul du nombre de chômeurs dans certains pays de l’Union européenne et aux Etats-Unis, il reste encore trop de personnes sans emploi. Nous devons prendre des mesures d’urgence pour accroître le nombre d’emplois décents, sous peine d’aviver les tensions sociales».

En 2015, le chômage mondial total a augmenté de 27 millions de personnes par rapport au niveau enregistré en 2007, avant la crise. Dans les économies développées, le taux de chômage est passé de 7,1% en 2014 à 6,7% en 2015. Dans la plupart des cas, toutefois, ces progrès n’ont pas suffi à combler le déficit d’emplois qui découle de la crise financière mondiale.

En outre, les perspectives d’emploi se sont maintenant dégradées dans les économies émergentes et en développement, en particulier au Brésil, en Chine et dans les pays producteurs de pétrole.

Le Tchad et son rêve d’intégrer 5 000 jeunes à la fonction publique

Dans ce contexte très peu rassurant, le gouvernement tu Tchad, pour embrouiller les syndicats des travailleurs, qui ont réagi à sa décision de ne pas intégrer les jeunes diplômés à la fonction publique, affirme vouloir en intégrer 5 065. C’est en tout cas ce qu’on annoncé les ministres de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Abderamane Mouctar Mahamat, et des Finances et du Budget, Ngarlenan Docdjengar, le 12 janvier, au cours d’un point de presse.

ministre de la fonction publique
2 000 jeunes seront recrutés par contrat (1 200 jeunes pour le ministère de l’Education nationale et 800 jeunes à la Santé publique) et 3 065 autres seront recrutés par remplacement numérique, pour divers secteurs. Il s’agit, pour ce dernier cas, de remplacer numériquement les départs à la retraite et les décès d’agents, durant la période de 2012 à 2015, par des jeunes diplômés de divers domaines professionnels.

Pourtant, il est très difficile que les fonctionnaires tchadiens acceptent de partir à la retraite. La raison est simple : les pensions ne sont pas payées comme il se doit et les rares personnes ayant pris leur retraite sont en réalité décédées avant d’avoir touché leur pension.

Espérons des jours meilleurs pour les jeunes, dans l’entrepreneuriat et l’auto-emploi.