Rose Roassim

Tchad: Ces bennes qui tuent

Il ne se passe pas un jour sans que l’on entende quelqu’un dire qu’un camion benne a tué un personne dans tel ou tel autre quartier. tuer est devenu la seconde activité des ces camions qui sont pourtant partout dans la ville de N’Djaména.

Aujourd’hui, c’est un père et sa fille qui sont écrasés par  ce monstre ambulant, demain c’est un étudiant qui se fait écrabouiller. Hier, c’etait une mère et ses enfants qui traversaient la route,  qui sont passés à l’abattoir d’un benne. Demain, ce sera un étudiant enthousiaste qui s’en va sans crier gare. Et ce sont de mères, des pères de famille ainsi que des jeunes sur qui les parents comptaient qui s’en vont chaque jour par la maladresse des chauffeurs de ces camions. Des personnes sur qui les uns et les autres comptaient pour leur survie, leur prise en charge.

Dieu sait combien des personnes sont écrasées par les bennes à N’Djaména. Pour ma part, s’en ai de trop. j’ai perdu tant d’amis dans des accidents de circulation. tant de condisciples, tant d’amis d’enfance. je me rappelle de Daouda, mon promotionnaire de 2004 au lycée collège St Charles Lwanga. Il est parti sous le choc de ce camion d’horreur. il y a six mois un cousin avec qui je jouais lorsque j’étais petite, a été écrasé par ce maudit camion. Ce matin, une heure après être arrivée au bureau, j’apprends qu’un ami d’enfance a été heurté par un benne cette nuit et il s’en ai allé lui aussi. c’était un garçon plein de vie. Il savait se faire des relations, il aimait la vie. c’était vraiment un ami qui pensait aux autres.

je ne sais plus comment pleurer toutes ces personnes qui me sont chères qui sont ainsi parti. je me demande pourquoi l’Etat ne fait rien pour réglementer la circulation de ces camions afin d’éviter de voir mourir les jeunes à fleur de l’âge.

le plus dur dans cette façon horrible de mourir, c’est que les propriétaires de ces véhicules ne sont pas inquiétés par le fait d’envoyer des personnes innocentes au cimentière.

les ayant droit reçoivent pour récompense, les insultes et les intimidations.

Ou est passé l’Etat dans tout cela? Pourquoi ne pas organiser la circulation de ces camions de sorte à éviter ce massacre des paisibles citoyens.


Messieurs les députés tchadiens, vous êtes là pour le peuple !

Au Tchad, la politique est une vache à lait. On y entre pas pour défendre les intérêts communs, mais pour s’enrichir. Ce sont des hommes et des femmes de toutes les couleurs, de toutes les tailles et des toutes les odeurs qui sont là pour dépouiller les Tchadiens de leurs biens communs. On les retrouve dans toutes les sauces, certaines, plus pimentées que les autres.

Il n’est pas interdit de s’enrichir, mais mieux vaut le faire honnêtement. Les soit-disant élus du peuple, qui, pour la majorité, sont des personnes imposées aux populations. Et ces  représentants à l’assemblée ne connaissent peut-être pas le rôle qu’ils doivent jouer au sein de cette institution. Ils sont plus là pour le salaire et les frais de sessions qui laissent le Trésor public vide. Car, l’Assemblée nationale est l’institution qui avale le plus d’argent du Trésor public.

Si cela n’est pas le cas, pourquoi ces élus prennent-ils l’initiative de censurer le gouvernement de Dadnadji qui s’obstine à trouver des solutions aux problèmes des populations ? Est-il mal d’augmenter le salaire des fonctionnaires tchadiens pour leur permettre de faire face à la cherté de vie ? Une cherté de vie qui est nourrie et entretenue par certains hommes de pouvoir qui détiennent le monopole du marché…

C’est le cas de la vente des sacs de ciment, du carburant et bien d’autres produits de première nécessité.

Le ciment made in Cameroun coûte moins cher que celui made in Tchad, même chose pour le carburant. Et ceci, depuis plus de 3 ans. Les députés trouvent cela normal, mais quand on supprime un lycée situé dans un village et qui fonctionne avec moins de 5 enseignants qualifiés, ils ne sont pas d’accord.

Pour parler de la décentralisation, c’est encore un dossier que les élus ne semblent pas comprendre. Ils trouvent normal qu’un seul maire gère l’argent de toutes les 10 communes que compte la ville de Ndjamena. Ils réagissent lorsqu’on donne à chaque mairie son indépendance pour la gestion de sa circonscription. Quelle fourberie !

Pourquoi s’insurger contre la réforme de l’éducation que même les professionnels de ce secteur saluent ? est-ce à cause du budget qui sera réduit et des magouilles stoppées?

Soyons sérieux, le Tchad est un pays qui ne devrait pas être longtemps à la traîne. C’est un pays qui a tout pour décoller. Cependant, beaucoup de personnes sont dérangées par le changement, car elles voient leurs intérêts menacés.

Une assemblée éprise du bien-être de la population soutiendrait les réformes positives pour la bonne marche de la machine. Malheureusement ces hommes et ces femmes sont prêts à vendre le Tchad pour rouler dans les belles voitures et se construire des villas de rêve.

 


Violences basées sur le genre (VBG): Parlons en une fois de plus pour briser le silence

Il ne fait aucun doute que la VBG est bien connue. Des efforts pour se pencher sur la question demeureront réactifs et moins porteurs si nous continuons à garder le silence et continuons de croire que l’égalité des sexes n’est que pur illusion.

Que ce soit un infanticide de bébés, un avortement forcé, un viol par un gang, le trafic de personnes ou toute autre forme de violence dont sont victimes les filles et les femmes, ils ont tous une même caractéristique. Ce sont des actions dirigées contre les femmes et les filles simplement du fait de leur sexe. Ces actes de violence exposent les femmes à des sévices physiques, sexuels, psychologiques et économiques. La Déclaration et la Plateforme d’Action de Beijing définissent la violence contre les femmes comme « tout acte de violence exercée contre les femmes qui résulte ou risque de résulter en une violence physique, sexuelle ou psychologique ou en une souffrance infligée aux femmes y compris les menaces de tels actes, la coercition ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

La VBG a plusieurs formes, notamment la violence domestique, l’excision génitale féminine, le viol et la prostitution forcée. Les agresseurs et les victimes de violence sont cependant des deux sexes. Il est admis que les hommes sont également soumis aux actes de violences du sexe opposé mais dans une proportion quasi insignifiante comparée à celle des femmes. Ces dernières en souffrent plus à cause des valeurs patriarcales qui leur accordent un statut social plus faible. Lorsque nous parlons de violence basée sur le genre (VBG), ce qui nous vient tout de suite à l’esprit c’est la violence perpétrée contre les femmes et les filles.

Types de Violences Basées sur le Genre

La forme la plus prépondérante de VBG dont souffrent les femmes et les filles est la violence domestique. La violence domestique comprend les rapports sexuels forcés entre conjoints, l’inceste, les atteintes à l’honneur, les luttes mortelles pour l’honneur, l’infanticide des filles, le châtiment corporel des enfants, etc.

Beaucoup de filles sont exposées à la mutilation génitale féminine.

Ce type de violence contre les femmes varie d’un prélèvement partiel à un prélèvement total des organes génitaux féminins externes au rétrécissement de l’ouverture du vagin par la suture. Cette pratique fait partie d’un effort concerté pour amener les femmes à respecter les préceptes culturels et prendre en main leur sexualité. La violence sexuelle

manifestation contre les VBG (Photo DR)
manifestation contre les VBG (Photo DR)

est également une forme courante de la violence contre les femmes et ceci va du harcèlement sexuel, de l’insertion d’objets dans les orifices génitaux, des rapports sexuels sans consentement, au dépucelage de l’enfant et à la prostitution forcée.

Selon une étude menée par un Bureau de Référence de la Population (PRB), seul un sur 35 cas de viol est signalé. Plus de 60 % des victimes ont entre 14 et 19 ans. Globalement, il a été dit que la plupart des violeurs s’attaquent à des victimes de moins de 15 ans. Les violeurs sont généralement des connaissances et non des personnes totalement étrangères. Le viol est considéré comme un acte d’immoralité dans certaines cultures et certaines familles insistent pour que les filles épousent leurs agresseurs afin de restaurer l’honneur de la famille.

Au cours des guerres et des conflits, le viol est considéré comme un symbole de subjugation et d’humiliation de l’ennemi. Dans de telles situations, les femmes réfugiées et les enfants de rue sont plus susceptibles de se faire violer qu’en temps de paix. Les enfants, en général, sont vulnérables à l’abus sexuel à cause de leur ignorance et de leur sincérité. La VBG se produit partout, que ce soit à la maison, à l’école, sur le lieu de travail ou dans la société au sens large. La principale raison pour laquelle elle est répandue c’est qu’elle est ancrée dans certaines valeurs patriarcales qui considèrent la femme comme un simple objet sexuel à conquérir pour satisfait le désir des hommes.

Les effets de la VBG

Les effets de la VBG sur les filles sont onéreux, intenses et durent dans le temps. Ils peuvent être de nature physique, psychologique, sociale ou économique.

Effets physiques :

Les effets physiques de la violence sexuelle comprennent la survenue de douleur, les IST et le VIH dans les cas où l’assaillant est infecté, les mutilations génitales, la grossesse involontaire, l’avortement ou l’infanticide, les enfants non désirés et même la mort.

Effets psychologiques

 Le traumatisme psychologique est également connu comme étant le résultat de la VBG et ceci va de la paralysie et de la terreur à la douleur émotionnelle, le sens de la dénégation, la dépression, les troubles mentaux et parfois le suicide. La victime peut également faire l’expérience des cauchemars et être hantée par la peur et avoir des sentiments de honte ou de culpabilité.

Effets sociaux

 Les coûts sociaux supportés par les victimes de VBG comprennent le rejet, la stigmatisation, davantage d’exploitation sexuelle et de graves punitions. Le développement et le bien-être des enfants et des familles sont également affectés. Les garçons qui sont témoins des scènes de violence, risquent d’être violents tandis que les filles vont grandir en étant dans des dispositions de victimes. La VBG inhibe l’accès des filles à l’école, peut résulter en une mauvaise performance à l’école et prive la société de la pleine participation des femmes au développement. Les recherches confirment que : « Etre très tôt victime d’abus sexuel peut amener la femme à être moins douée pour se protéger elle-même, moins sûre de ce qu’elle vaut et de ses frontières personnelles et plus apte à accepter qu’être victime fait partie intégrante de la situation de femme. Tout ceci peut accroître les chances d’être à l’avenir victime de coups et blessures, de viol, de violence domestique, de comportements à haut risque dans l’adolescence et à l’âge adulte tels que les rapports sexuels non protégés avec des partenaires multiples, l’alcool et l’abus des substances, la grossesse des adolescentes et la prostitution. »

Effets économiques

 Les victimes supportent d’énormes coûts financiers pour accéder à la justice et aux services de santé. Les Etats supportent également des coûts financiers lorsqu’ils engagent des ressources pour offrir des prestations juridiques et des soins médicaux aux victimes.

 

 


Femme et commerce Investir oui, mais dans le formel, c’est mieux.

En  Afrique, parle des femmes et du commerce informel c’est présenter Paul à pierre. Le commerce informel et la femme sont depuis des lustres des amis incontestables. C’est l’activité la plus pratiquée par les femmes dans les milieux tant ruraux qu’urbains.  Ces femmes qui évoluent dans l’informel sont dans la plus par des cas des mères au foyer, des filles-mères, des veuves ou encore des diplômées sans emploi. Elles font du commerce soit pour soutenir leur époux en contribuant à certaines charges de la famille, soit pour élever un enfant quand il s’agit des filles – mères, ou alors, c’est pour prendre en charge tout une famille lorsque cette femme est veuve ou divorcée. Le commerce informel permet de nos jours à des milliers de personnes de survivre en Afrique. Et c’est le lieu ici de tirer chapeau à ces femmes qui se refusent loisir et bien-être personnel afin d’offrir le minimum à leur famille et d’assurer l’éducation de leurs enfants.

Mais pourquoi ces femmes préfèrent-elles tant l’informel ? Beaucoup diront que c’est peut-être à cause des impôts. Et  ils auront peut-être raison. Mais le constat n’est pas le cas. En effet, beaucoup de femmes évoluent dans l’informel parce qu’elles ignorent les procédures administratives permettant d’obtenir une autorisation d’exercer une activité commerciale dans un espace donné.

En effet, pour avoir une autorisation d’exercer une activité commerciale, il suffit de se présenter à la chambre de commerce avec un dossier composé d’une copie de la carte d’identité nationale, un casier judiciaire, un contrat de bail notarié en cas de location de parcelle ou un acte de sincérité lorsque l’activité se fait dans une propriété personnelle, quatre photos d’identité et un plan du lieu d’exercice de l’activité, le tout, accompagné d’une somme de 50.000 francs Cfa. Un reçu vous sera délivré et la chambre de commerce transmettra votre demande à l’ANIE (Agence Nationale Investissement et d’Exportation) au ministère du commerce pour la délivrance de la licence d’exploitation. Une procédure qui prendra plus de trois (3) à cause de la lenteur administrative. Mais à partir du reçu, l’on peut demander une autorisation d’exploitation, laquelle est délivrée par la municipalité pour un montant de 10.000 francs le mois.

Faire un commerce en toute légalité a des avantages que les femmes ne savent peut-être pas. Avec une licence dûment signée, l’on peut avoir accès à des micros crédits auprès des banques de développement ou des coopératives financières. Cela permet aussi d’éviter les tracasseries de tout genre, surtout les agents du service de municipalité qui peuvent à tout moment effectuer de contrôle.

Il est ainsi du devoir des autorités compétentes de vulgariser ces procédures afin de permettre à toutes ces femmes qui exercent dans l’informel de se conformer aux règles  pour accéder à leur Droits. Des campagnes d’information et de sensibilisation seront les bienvenues dans ce sens.

Article de consommation dans un marché africain. ( Photo DR)
Article de consommation dans un marché africain. ( Photo DR)


Les églises de réveil au Tchad : un business qui marche

De nos jours, annoncer la parole de Dieu est devenu très lucratif pour des hommes et des femmes qui se disent illuminés.

Beaucoup profitent du fanatisme et de l’état d’âme des personnes pour les dépouiller de leurs biens. »Dieu vous bénisse frères et sœurs en Christ. Je sais que vous avez la foi. C’est pourquoi je suis sûr que vous allez m’offrir une voiture. Amen! » j’ai confiance en vous et je sais que vous n’allez pas laisser votre pasteur dans la rue. C’est pourquoi je loue le Seigneur pour la maison que vous allez nous construire, ma famille et moi ». Des discours mercantilistes qui frôlent l’escroquerie.

Les exemples sont devenus tellement légion qu’on se demande où l’on va. Aujourd’hui, les « hommes de Dieu » sont les plus riches. Ils vivent dans de belles maisons, roulent dans des voitures qui coûtent des millions et s’habillent comme des princes. « Celui qui a la crainte de l’Éternel n’a pas peur de donner l’offrande. Donnez beaucoup afin de recevoir plus dans le royaume céleste », ainsi sont les discours que ces éclairés de Dieu tiennent pour amasser de biens.

La tendance en ce moment, c’est le fait que certains pasteurs quittent leur église d’origine pour en créer une autre à leur façon, afin de mieux trouver des fidèles. Ces pasteurs ou « homme de Dieu » transforme soit leur maison en cellule de prière puis église. Ensuite, ils se mettent à la conquête des parents et amis pour en faire des fidèles. Ces personnes profitent vraiment de la foi de ceux qui sont à la recherche de Dieu pour satisfaire le désir de devenir riche.  Peu à peu, les personnes éprises de la parole de Dieu et qui n’attendent qu’un guide disponible sont embarquées.

Aujourd’hui, plusieurs jeunes pasteurs gagnent aisément leur vie au nom de la parole de Dieu. Ils mènent une existence de bourgeois à la sueur du front des autres.

On se demande si le sens de l’Eglise et sa doctrine ne sont pas en train d’être bafoués!

Photo DR
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Deby rend hommage à la presse grâce à Ghislaine DUPONT et Claude VERLON

A l’occasion de la visite du SG de l’ONU au Tchad, BanKi Moon, le président Tchadien présente officiellement ses condoleances à RFI suite à l’assassinat de Gislaine Dupont et Claude Verlon au Mali. Bien!

Il affirme qu’un Etat sans la presse est comme un corps sans âme. parfaitement contente qu’un homme d’Etat reconnaisse l’importance de la presse.  Mais cette déclaration  laisse perplexe plus d’un Tchadien. Car, cette année, les journalistes tchadiens n’ont pas eu de repis. Eric Topona, Avenir de la Tiré, Jean Laoukolé et Samory Ngaradoumbé ont tous fait un tour en prison parce qu’ils ont essayé de faire leur travail. Cela n’est pas tout. Bien avant eux, beaucoup de journalistes vivent cachés car ils sont persecutés, leur domicile pillé, leur redaction saccagée.

Nous savons tous comment les gens ce sont mobilisés pour qu’ils retrouvent la liberté. Mais cela n’a pas été facile. Comment comprendre cela? la question reste toujours sans reponse. Deby va plus loin. il reconnait qu’exercer le métier de journaliste est dangereux. Mais que fait-il pour proteger les journalistes Tchadiens? puisque les journalistes sont interpellés et arrêtés au bon gré de certaines personnes en mal de popularité positive. Pourquoi ne pas revoir certaines disposition de la loi sur la presse pour permettre aux journalistes de faire leur travail en sécurité? pourquoi attendre que des journalistes soient tués pour reconnaitre l’importance du travail d’un journaliste?

Il faut que la pérsecution des journalistes tchadiens cesse. Si Déby est convaincu de sa déclaration, les médias doivent attendre plus qu’une déclaration. Il faut dépenaliser les délits de presse, faciler l’accés à l’information et encourager les journalistes à être plus prefessionnel.

les journalistes tchadiens attendent plus que la reconnaissance de l’importance de leur travail.


Je suis journaliste, donc en danger

je suis journaliste. c’est une passion, une concrétisation de mon rêve. je fais un métier qui me permet d’être utile chaque jour à des milliers de personnes. comme c’est bon de se sentir toujours utile.

je fais du journalisme, je suis une journaliste. je me passionne pour pouvoir dire ce que les gens font, d’informer les autres de ce qui se passe chez moi ou ailleurs.

Pourtant, chaque chose que je fais, chaque jour que Dieu fais, je suis en danger.

je suis en danger parce que je veux que les autres soient aux parfum des nouvelles, je suis en danger parce que je fais de mon mieux pour que la bonne information circule, je suis en danger parce que je suis journaliste.

Ne suis-je pas la meilleure voie pour dire les différences d’opinion? Ne suis-je pas le moyen de défendre les causes si elles sont justes?

Pourquoi me tuer alors que je suis là pour dire ce que j’ai vu et entendu? Mon arme, c’est juste un micro, un stylo, une caméra. ce ne sont donc pas des armes chimiques ni de kalach.

je suis en danger pare que je suis journaliste, je suis morte parce que je veux que les autres sach


N’Djamena, une ville d’insécurité perpétuelle?

Se promener à N’Djamena de jour ou de nuit est dangereux pour tous.

Homme, femme, jeune, enfants et vieillards, nul n’est épargné. ce sont des hommes et des femmes, pères

chaque jour qui passe, les familles sont endeuillées à cause des attaques à main armée, braquages de tout genre. tantôt c’est un haut cadre de l’Etat qui est tué et sa voiture de fonction emportée; ou encore un paisible citoyen qui reçoit une balle dans le crâne pour une moto ou une voiture de seconde main acheté au marché d’occasion.

Des scènes macabres pour un rien. les femmes ce voient arracher les oreilles à cause des grosses boucles qu’elles portent. Des bijoux qui ne sont forcement pas en or. mais elle en paient le prix avec une oreille coupée. les jeunes sont tués pour une moto ou parce qu’ils se trouvent au mauvais endroit au moment des braquages.

Chaque matin, au moins un tchadien vivant à N’Djaména se plaint de l’insécurité.

Hier, j’ai aussi été victime de cette agression qui rend incertain la vie de moult N’Djamenois.

E revenant de mon lieu de travail, je suis violemment bousculée et mon sac à main arraché avec tout ce qu’il y avait à l’intérieur. j’ai fort heureusement la vie sauve. car tout le monde n’a pas cette chance dans cette ville de fous.

Tout le monde à N’Djamena ne peut pas sortir de chez lui et espérer rentrer sans être agressé ou tué. Chacun vit avec une peur en attendant les jours meilleurs.

Et ces jours, espérons – les pour une bonne stabilité et un avenir serein pour nos enfants

ph.DR
ph.DR

 


Mondoblog, j’y suis. une aventure, un autre monde

Et oui, j’y suis et j’en suis ravie.

Mondoblog, c’est un virus que Rendodjo ( Rene Mouna) m’a transmise il y a un plus d’une année. du coup, je ne rate pas l’atelier des médias pour être au parfum de ce que font les jeunes du monde entier sur cette plateforme.

Mondoblog, c’est une amitié qui va pour durer. je vais pouvoir me faire d’amis à travers le monde entier. je suis désormais sûr d’être bien accueilli dans n’importe quel pays francophone. parce que j’y trouverai un mondobloggeur.

Alors, je ne me perdrai nul part, je ne demanderai mon chemin à personne. car un ami ou une ami de la plateforme sera là pour me montrer le chemin.

Mondoblog, ce sont ces jeunes de tout âge et de toute nationalité que je lis chaque jour. il raconte avec passion leur histoire, celle des autres, de leur pays et de leur continent.

je suis fière de participer a cette géniale aventure et j’y resterai. chapeau aux initiateurs de cette plateforme.

ce serait ingrat de ne pas reconnaître cette prouesse.

Mondoblog, le Tchad va être représenté sous toutes ses formes. ensemble, nous écrirons pour le meilleur, pour un Tchad meilleur.