Miss tchad

Auréolée de sa couronne, mademoiselle Elyse DAGOSSE la nouvelle beauté tchadienne nous offre l’occasion de savoir qui elle est et de partager ses ambitions.

Quelles étaient vos impressions lorsque le jury vous annonçait comme MISS TCHAD 2015?

Sur le coup, j’étais sous le choc de l’émotion et je me suis laissée envahir. C’est de la fierté qu’on récent parce qu’on se dit qu’on n’est pas venu là pour rien. Je me suis dite, au moins là, j’ai fais quelque chose aujourd’hui.

Vous étiez entourée par vos proches à cet instant ?

Les ami(e)s, les parents m’ont beaucoup soutenu. Par contre, j’ai reçu énormément le soutien du public. C’était un soulagement pour moi de savoir que je suis la nouvelle Miss Tchad.

Comment vos parents ont jugé votre décision de vous présenter à cette élection ?

J’ai été élevée par des parents très cultivés. Je suis une fille instruite avec des parents instruits. Ils savent que dans le domaine de la culture, on ne s‘arrête pas qu’au physique. S’ils m’ont fait confiance, c’est pour mon côté intellectuel. Vous s’avez, je suis une fille rebelle (rire) et ils m’ont dit si tu as envie de le faire, nous on t’encourage. Mais ne déraille pas.
Parlez-nous de vos débuts dans le mannequinat.
J’étais une fille ordinaire. Vu que j’étais mince, grande, disons filiforme (rire). On me surnommait spaghetti à cause de mes jambes qui sont énormément longues. J’avais juste eu de la passion, j’aimais regardais les filles dans les magazines. Un jour, j’ai entendu parler des agences de mannequinat, subitement, j’ai été retenue à l’agence Les Empreintes du sahel. Je n’ai pas pu signer un contrat avec cette agence car j’étais jeune et je ne voulais pas aussi signer un contrat. Ensuite, j’ai regagné d’autres agences où j’ai défilé et j’ai fais du Freelance. Je participais à ces défilés quand j’avais à peine 17 ans. Les portes de l’agence Les Gazelles du sahel m’étaient ouvertes par la suite et j’ai fini dans une association des mannequins dénommée Toumai Fashion.

Ce qui vous amène au sommet et fait de vous Miss N’Djamena 2015!

Cette année, le comité d’organisation a effectué des présélections dans les régions du Tchad et j’ai été élue Miss N’Djamena. Ce qui évidemment m’a permis de représenter la région de Chari-Baguirmi à l’élection Miss Tchad 2015.

Parlez-nous de votre projet en tant que Miss Tchad.

Mon projet consiste à vulgariser les TIC(les Technologies de l’Information et de la Communication) dans les milieux scolaires et estudiantins. Il est important de constater la réalisation des TIC dans ces milieux, car nous sommes au 3emillénaire. Si l’homme a inventé la machine, cette dernière est là pour le soutenir en retour. Il est alors utile de donner l’internet aux étudiants et élèves pour qu’ils apprennent à l’utiliser, à s’informer et rester en contact avec le monde. Sur internet, on peut prendre les cours, mais aussi les acheter. L’internet peut contribuer à lutter contre la baisse de niveau. En cas de doute, un seul clic permet de tout y trouver.

Comment songez-vous réaliser ce projet ?

J’ai déjà un partenaire qui est Airtel. Mais il faut dire que ce que cet opérateur me donnera pour la réalisation ne sera pas suffisant. On parle des outils informatiques et c’est extrêmement cher, mais je veux que ces outils soient installés dans les écoles et universités du Tchad. C’est pourquoi, j’interpelle d’autres personnes de bonne volonté à soutenir ce projet. Une fois les moyens réunis nous commencerons à venir dans les établissements pour nous informer de ce qu’ils ont ou n’en ont pas en ce qui concerne l’informatique. Les visites terminées, nous reviendrons pour installer les outils informatiques, et l’internet aux élèves et étudiants qui n’en ont pas dans leurs établissements. Notre mission consistera enfin à former ces derniers. Les monitors installés, je pense que les jeunes vont en profiter. Il faut dire que j’aime l’informatique et l’internet, et je voudrais partager cette passion avec d’autres jeunes.

que dites- vous des parents qui voient de mauvais œil la participation de leurs filles à ces genres de compétition ?

Ils ont leurs raisons. Peut-être qu’ils ne veulent pas que leur fille soit le prototype de la beauté tchadienne. C’est quelque chose de culturel. Il ya peut-être le doute et la peur ou encore le manque de confiance de la part des parents à l’endroit de leurs filles.