La saison des pluies s’annonce très difficile cette année dans la capitale tchadienne. Les maisons sont inondées à chaque grosse pluie. Les habitants ont constamment les pieds dans l’eau.

La question de la canalisation de l’eau au Tchad et plus particulièrement à Ndjamena pose un sérieux problème dans le processus d’urbanisation de la ville.
La capitale dont l’ambition des hautes autorités est d’en faire une ville vitrine de l’Afrique centrale a de la peine a être vidée des eaux de pluie. Depuis le début de la saison, trois grosses pluies se sont abattues sur la ville et le constat est alarmant : une hauteur d’eau de plus de 20 centimètres. Les rues donnent l’aspect d’un fleuve temporaire et les mares sont déjà remplies à perte de vue.

Après chaque précipitation, les membres de la famille se munissent d’un saut ou d’une bassine afin de vider l’eau de l’intérieur des maisons vers la rue. »Malgré toutes les souffrances qu’on endure, on doit encore supporter les inondations dans nos maisons parce qu’il n’ y a pas de canaux de drainage des eaux de pluie » dit dame Salomé avec rage. « Les mairies ne savent que prendre de l’argent avec les citoyens, mais ne font rien en retour pour améliorer nos quartiers », ajoute sa fille,tout en continuant à jeter l’eau dans la rue.
Cette année, les inondations sont plus graves que les années précédentes du fait que les terrains vides qui servaient de point de chute des eaux sont en construction, ou déjà construits.
Résultats : les inondations sont inquiétantes et risquent de faire beaucoup de dégâts lorsqu’on sait que la plupart des maisons sont construites en terre battue et qu’elles ne résisteront pas à la stagnation de l’eau.
Avec cette stagnation l’on s’attend à un taux élevé de cas de paludisme dans la ville.
Espérons que les autorités en charge de l’assainissement et de la santé prendront des mesures idoines

Une rue  après la pluie de ce matin
Une rue après la pluie
inondation des rues à N'Djaména
Inondation des rues à Ndjamena