mariage
Viol, mariage d’enfant et mariage forcé sont le quotidien de plusieurs jeunes filles dans la région de la Tandjilé, au Sud du Tchad. Kria a été violée et forcée à se marier à son violeur à 12 ans. Malgré les souffrances; elle a appris à pardonner. aujourd’hui, après plus de 30 ans de vie conjugale, elle accepte de raconter sa vie.
« je revenais de chez ma tante lorsqu’un homme s’est approché de moi et m’a tiré avec force vers la brousse. il a tout de suite déchiré ma robe et m’a violenté brutalement.
j’avais beaucoup crié mais personne ne semblait m’écouter. » raconte dame cria.
Après son viol, ces parents ont l’obligé à aller vivre chez son bourreau qui est devenu son mari. Kria explique le dur moment de sa vie. « je souffrais dans ma chair et dans mon cœur. je n’arrivais pas à comprendre pourquoi mes parents ont préféré me donner en mariage à ce messieurs au lieu de le faire juger pour m’avoir violé. ils m’ont condamné à vivre avec un homme qui m’a brutalisé et blessé ».
Comme Kria, beaucoup de jeunes filles de la Tandjilé sont passé par un mariage découlant d’un viol.D’autres sont prises de force sur la route du marché ou du champs pour être amené en mariage chez un homme qu’elle n’ont jamais vu de leur vie. d’autres encore subissent le mariage arrangé. les causes sont assez diverses. mais pour la plupard des cas, c’est la pauvreté et le refus d’assumer l’éducation des filles qui poussent les parents à les envoyer au mariage avant même leur premières règles. Peu sont celles qui ont la chance d’atteindre l’âge de 15 ans chez leur parents.
Les filles mariés très jeunes et de force sont souvent exposées au viol, à la maltraitance et aux violences conjugales. « mon mari n’hésitait pas à me frapper si je n’arrive pas à préparer le repas comme il fallait. il me viole quand je refuse de me donner à lui et me bastonne parfois pour que e puisse faire tout ce qu’il veut, témoigne koumgue, la cousine de Kria.
Kria lutte aujourd’hui dans des associations féminines pour que les violeurs soient jugés et que les filles puissent avoir la chance de poursuivre leurs études et de se marier à l’âge adulte.